Autant adulée que critiquée, Lana Del Rey revient avec un chouette 3ème album.
Honeymoon est moins immédiat et intense qu'Ultraviolence (très probablement mon album préféré de LDR). Mais dès la 1ère écoute, on sait à qui on a affaire ! Les 14 morceaux langoureux et cinématographiques (de très belles mélodies orchestrales, une voix maitrisée et habitée) sont agréables à écouter (The Blackest Day est, par exemple, parfaite ! a contrario je trouve sa reprise de Nina Simone tout à fait dispensable) sans aucun doute, LDR y promenant avec élégance son Spleen californien.
Meg Myers est une jeune artiste originaire de Nashville (décidément!). Je l'ai découverte avec le titre Monster sorti en 2011 et la suit assidument depuis. J'avais hâte d'écouter son premier album :)
Une voix savoureusement rauque, puissante et passionnée. Des textes bruts, personnels et crus. Un mélange de rock, d'électro et de pop sombre et intense. Bref, l'album (à ranger entre Fiona Apple, PJ Harvey et Shirley Manson) est une réussite !
Le retour des Libertines, groupe mythique des années 2000, qui a bercé mon adolescence et que j'écoute encore aujourd'hui ... Je n'y croyais plus (le groupe semblait bel et bien enterré) et pourtant ... Le voilà, ce troisième album inespéré ! Je l'attendais avec appréhension cet album car, comme chacun sait, les risques que comportent une reformation sont nombreux ... Anthem For Doomed Youth (que l'on pourrait traduire par Hymnes pour une jeunesse foutue) reste dans la lignée des précédents albums. Plus de 10 ans ont passé bien sûr (et ils en ont vécu des galères (bagarres internes, déclarations chocs, peines de coeur, cures de désintox, ...)) mais le rock des Libertines tient toujours impeccablement la route, n'en déplaise à certains. Les voix des enfants terribles que sont Peter Doherty et Carl Barât se marient toujours à merveille et l'influence des Clash est toujours aussi inspirante. La fraicheur des Libertines ne s'est pas vraiment éteinte, elle est juste un peu cabossée et laisse place à une maturité neuve et à des textes s'il sont toujours poétiques, touchants, ciselées, ils sont également plus introspectifs et nostalgiques.
Entre brûlots rock (Barbarians, Fame and Fortune (j'adore cette chanson), Gunga Gin, ...) et acoustiques poignantes et dépouillées (Iceman, You're My Waterloo (une démo de 1999 mythique), ...), il n'y a, malgré une production légèrement plus lisse et carrée qu'à l'accoutumée, rien à jeter sur cet album. J'espère de tout coeur qu'Anthem For Doomed Youth annonce un nouveau départ pour les Libertines :) et que l'on aura droit à encore une multitude d'albums (comment ça, je suis trop bisounours ^^) La version deluxe de l'album comporte 4 démos bien connues retravaillées pour l'occasion, elle vaut vraiment le coup, je vous incite donc à l'acheter !
Ca fait un petit moment que ce docu sur les Kills est sorti (c'était l'époque No Wow), j'en conviens, mais il est apparu tout récemment sur youtube (il n'a pas été pressé à des millions d'exemplaires mais en nombre très réduit) et du coup j'en ai profité pour le visionner (parce que quand même les Kills font partis de mes groupes préférés de tous les temps et que je worship Alison Mosshart depuis des années).
Ce docu m'a vraiment beaucoup plu, j'ai trouvé qu'il éclairait plein d'éléments intéressants (leur authenticité, honnêteté, pragmatisme ...) sur le groupe (outre les perf rares, les "behind the scenes footage" et "the band on the road") notamment à travers les entretiens réalisés avec les 2 membres du groupe (en solo ou à 2).
Interviewer: It really gives people a great understanding of the intense friendship between you two, ‘cause a lot of people don’t get or won’t get that it’s a non-sexual relationship but why do you think it’s a hard concept for people to understand that this is a friendship ?
Alison: Because it’s rare, I think. You know, I’ve never had a relationship with anyone like I’ve had with him. And also I think people are romantics and people like drama and people like gossip and people like…
Bref, une amitié vraiment rare et fusionnelle qui fonctionne je crois grâce à leur admiration mutuelle qu'ils ont pour l'un et l'autre.
Et je dois dire que je n'avais jamais réalisé à quel point Alison avait changé (capillairement aussi oui, je sais, malheureusement). A ses débuts avec les Kills (et pareil avec Discount, son premier groupe), elle était timide, réservée et socially awkward (elle l'est toujours hein ^^ un peu moins c'est tout) et ce qui me fascinait à l'époque (et qui me fascine toujours d'ailleurs et ce que ce soit avec les Kills ou les Dead Weather) c'était le fait qu'elle soit comme ça dans la "vraie vie" mais une bête de scène en concert. Je ne dis que ce cas est rare, la plupart des artistes sont comme ça mais elle, elle me touche vraiment, je ne saurais pas dire pourquoi.
Cela étant dit, même si j'ai beaucoup aimé I Hate The Way You Love, je dirais qu'il est plutôt à réserver aux fans (qui ne devraient pas être déçus) car toutes les images y sont totalement brutes et un peu sales.
Liza (Sutton Foster) a 40 ans et est mère célibataire récemment divorcée qui cherche un emploi, ce qui s'avère être difficile pour une femme de son âge. Après une remarque d'un (charmant) jeune homme Josh (Nico Tortorella) qui l'avait trouvée jeune, elle décide de se faire rajeunir grâce à du maquillage à l'aide de sa meilleure amie Maggie (Debi Mazar) et se fait passer pour une femme de 26 ans. Dans son nouveau travail, elle devient l'assistante de Diana (Miriam Shor) et la collègue de Kelsey (Hilary Duff).
Younger a été renouvelée pour une saison 2 et à vrai dire j'en suis plutôt ravie :) C'est certes une petite série sympatoche sans prétention mais que j'ai tout de même dévoré en une journée seulement ^^ Effectivement le pitch frais et original est un peu trop beau pour être vrai, seulement, grâce au talent de Sutton Foster (et la bonne coiffure, le bon style et le bon maquillage, soyons honnête), on y croit :)
Les personnages apparaissent au départ assez clichés mais gagnent en profondeur au fil de la saison et les relations personnelles (l'amitié entre Liza et Kelsey par exemple)
et amoureuses (l'histoire entre Josh (honnêtement qui ne craquerait pas pour lui, je me le demande) et Liza) se développent intelligemment.
La dure réalité du monde du travail, le décalage entre générations, New York, de la romance avec Nico Tortorella dedans,
de gentils mensonges, bref une feel good série légère (qui fait un petit peu réfléchir quand même), charmante et mignonne bienvenue en ces temps moroses !
Reno a trois passions : la vitesse, la moto et la photographie. Elle débarque à New York en 1977 et s’installe à Soho, haut lieu de la scène artistique, où elle fréquente une tribu dissolue d’artistes rêveurs, narcisses qui la soumettent à une éducation intellectuelle et sentimentale. Reno entame alors une liaison avec l’artiste Sandro Valera, fils d’un grand industriel milanais qu’elle suit en Italie où ils sont bientôt emportés dans le tourbillon de violence des années de plomb.
Les lance-flammes est un roman très dense de plus de 500 pages. On navigue entre le New York arty et l'Italie fasciste des 70's (attention ce n'est pas un roman historique (la compagnie Valera par exemple a été inventée de toutes pièces (mais on s'y croirait)). Le portrait de Reno (le personnage principal) est extrêmement fouillé. J'ai suivi avec plaisir les aventures de cette jeune artiste, indépendante, un brin naive, rêveuse et passionnée de vitesse et de moto. L'auteure a une plume très sure, une plume cinématographique qui tourbillonne, qui nous entraîne à 100 à l'heure.
La vitesse est un passage entre la vie et la mort et au bout, on espère ressortir du côté de la vie.
It was the morning of the fourth of July and kids were lighting smoke bombs, sulfurous coils of red and green, the colors dense and bright like concentrated dye blooming through water.
What happens slowly carries in each part the possibility of returning to what came before. In an accident everything is simultaneous, sudden, irreversible. It means this: no going back.
Yes, I need the money. I mean no, I don’t. It can’t be reduced to money. I can’t explain why I do it. It’s a kind of impulse.
Ce livre n'est pas sans défauts (de mon point de vue en tout cas car il a été porté aux nues lors de sa sortie). Il y a quelques passages qui m'ont un peu ennuyés ou m'ont semblé inutiles (un peu comme dans une voiture en fait le roman alterne rapides accélérations qui vous collent au siège et arrêts totalement impromptus) et il faut dire ce qui est, ça part un peu dans tous les sens (récits de films, descriptions d'oeuvres d'art, vies d'artistes décalés : Rachel Kushner aborde beaucoup (trop?) de thèmes différents et le lecteur peut se sentir perdu).
Malgré tout, je vous en conseille la lecture ! Il parait que Jane Campion va l'adapter au cinéma (ce qui ne sera pas chose aisée, c'est sûr), j'ai bien hâte de voir ça !
Cette série de photos fait partie de mes préférées depuis de très nombreuses années. J'aime beaucoup la "model" que je trouve tellement belle et l'atmosphère qui s'en dégage.
L'histoire d'une jeune femme qui retourne chez elle pour s'occuper de son frère dans le coma.
L'histoire est assez improbable (le musicien James Forester se rendant à l'hôpital après sa première rencontre avec Franny) (ça me donnerait presque envie de de tomber dans un coma pour que Johnny Flynn (formidable d'ailleurs, il sauve un peu le film) vienne chanter à mon chevet) et dénuée de climax.
Anne Hattaway prend beaucoup trop d'espace et Franny est un peu agaçante. J'aurais préféré une plus grande focalisation sur la musique, que ce soit pour le frère ou James Forester.
Les relations entre les protagonistes sont peu développées et l'enjeu dramatique est survolé, ne nous permettant ainsi pas de nous attacher aux personnages.
Song One est une comédie romantique sans relief et à la trame linéaire et qui malgré une volonté d'originalité n'évite pas bons nombres de clichés et de longueurs.
La nouvelle oeuvre de Banksy est un parc d'attractions ou plus exactement la version sombre du parc Disneyland (dismal en français signifie sombre, lugubre, déprimant).
C'est à Weston- super-mare (une station balnéaire désaffectée), dans le Sud de l'Angleterre (non loin de Bristol en fait) qu'il a été construit. Le parc rassemble également des oeuvres de plus de 50 artistes internationaux comme Jeff Gillette, Zaria Forman, Josh Keyes, Scott Hove, Paco Pomet, ESPO, Bast, Paul Insect, Jenny Holzer, Damien Hirst, Escif, James Joyce, Dietrich Wegner, Ben Long, Kate MacDowell, Jessica Harrisson, Polly Morgan, LUSH, Ronit Baranga ou encore Ed Hal.
Des performances, des concerts et des projections sont prévus durant les 5 semaines (du 22 aout au 17 septembre) d'ouverture du parc. J'adorerais aller le visiter (je trouve cette idée tellement géniale )! Mais l'affluence risque d'être forte (surtout que les billets ne sont qu'à 3 pounds !!!).
Cilla est une mini-série de trois épisodes qui a été diffusée en Angleterre sur les ondes d’ITV. Cette fiction retrace les débuts de la chanteuse Cilla Black (née Prescilla White) (Sheridan Smith). Originaire de Liverpool, son adolescence coïncide avec la montée en flèche du rock’n roll et c’est dans cet univers qu’elle tentera de s’imposer. Elle est remarquée par nul autre que Brian Epstein (Ed Stoppard), l’imprésario d’un autre groupe peu connu à l’époque : les Beatles. Et cette jeune femme modeste n’aurait pu se rendre aussi loin sans le constant soutien de son mentor, Bobby Willis (Aneurin Barnard).
Sheridan Smith as Cilla and Aneurin Barnard as Bobby
Cilla, fille unique et adorée par ses parents, grandit dans une maison modeste de Liverpool. A l'âge de 17 - 18 ans, elle occupe de petits boulots de secrétaire ou de serveuse. C'est lorsqu'elle est préposée au vestiaire du Cavern Club qu'elle rencontre des musiciens et fait valoir ses talents au chant.
Cilla, préposée au vestiaire au Cavern Club
Ses performances épistolaires attirent l'attention de nombreux artistes y compris les Beatles
Cilla et les Beatles
et c'est en tant que chanteuse invitée qu'elle rejoint sur scène des groupes tels que les Merseybeat, Rory Storm and The Hurricanes etc.
Cilla au Cavern Club
Ringo Starr lui obtient une audition (live au Cavern) avec Brian Epstein mais la nervosité s'empare de la jeune fille et sa performance ne convainc personne. Ce n’est que partie remise puisque trois ans plus tard, elle a toujours ce même rêve de faire carrière dans le show-business et cette fois-ci, on lui donne une chance.
Cilla et Brian Epstein
Son premier disque, Love of the loved en 1963 n’a pas le succès escompté, se contentant de la 35e position au palmarès. C’est l’année suivante avec Anyone who had a heart, puis You’re my world qu’elle séduit la Grande-Bretagne : les deux disques atteignant la première position.
Par la suite, elle maintient sa carrière à flot et la série se termine alors qu’elle est sur le point d’effectuer un virage à 180 degrés en tant qu’hôtesse de sa propre émission de variétés pour la BBC (ce qui lui vaudra le titre d'animatrice la mieux payée de l'histoire de la télé british).
La série reconstitue impeccablement l'époque et nous plonge dans la British Invasion ! La carrière de Cilla a plutôt été un long fleuve tranquille en fin de compte (ça change des coulisses hollywoodiennes ^^), ce n'est pas une rebelle et elle est reconnue pour sa belle voix plutôt que pour la révolution qu'elle aurait apporté au monde musical.
Cette mini série tire son épingle du jeu grâce à la présence de Sheridan Smith qui démontre certes ses talents d'actrice mais surtout ses talents de chanteuse puisque les performances musicales ont été enregistrées en direct durant le tournage ! L'actrice éclipse sans le vouloir l'artiste à qui la série rend hommage ^^
CILLA, mini série, (2014)
M'est d'avis qu'un biopic sur Brian Epstein pourrait être vraiment passionnant. Mort à 32 ans d'une overdose de barbituriques, Brian a combattu de nombreux démons intérieurs et a eu une vie très mouvementée. Je pose ça là comme ça ^^ (j'aime les destins tragiques).