mercredi 14 mai 2014

EASY A - WILL GLUCK



Alors qu'elle discute avec son amie Rhiannon, Olive laisse prétendre qu'elle aurait perdu sa virginité il y a peu de temps. La rumeur se répand rapidement à travers toute l'école et les étudiants, menés par l'écologiste religieuse Marianne, lui attribuent bientôt une réputation de dépravée. Son ami gai Brandon tire profit de ces médisances et lui demande de feindre d'avoir couché avec lui pour que sa cote de popularité, au plus bas, augmente enfin. Olive accepte pour rendre service à son ami, mais bientôt tous les garçons impopulaires de son école réclament ses services. Les ragots s'accroissent de manière exponentielle jusqu'à ce que tous croient qu'Olive offre des faveurs sexuelles en échange d'argent.

Je viens de réaliser que j'ai vu pas mal de films avec Emma Stone ces derniers temps. Parmi eux, Crazy Stupid Love dont je n'ai pas parlé ici et je ne sais pas si je le ferais car il est loin de m'avoir laissé un souvenir impérissable, à dire vrai je me suis ennuyée et ce malgré les pec' de Ryan Gosling ;-)

Revenons à présent à Easy A, un teen movie très chouette. Le sujet principal du film - la rumeur - est un phénomène familier qui a touché, de près ou de loin, tous ceux qui ont un jour fréquenté l'école secondaire. Qu'on ait été l'initiateur, le bouc émissaire ou un simple spectateur de ragots au cours de sa jeunesse, tous sont conscients de l'ampleur des mots, de la puissance exponentielle de ces derniers et, évidemment, de leur richesse humoristique. Les blagues, parfois peu subtiles, sont insérées avec pertinence tout au long du film. 



Même si le film reprend les codes du genre (acceptation de soi, regard des autres, ...), la protagoniste attachante (on s'y identifie facilement), pleine de répartie et proche de sa famille (chose appréciable: les parents sont présents et relativement normaux) y apporte un vent de fraîcheur et de réalisme. 



Easy A évite ainsi de tomber dans le cliché. 

Le long métrage dépeint un récit original, présente des personnages sensés en plus de jongler habilement entre humour et émotion. J'ai pris grand plaisir à suivre ce film dans la lignée de Mean Girls ou d'Heathers.


EASY A, WILL GLUCK (2010)

 Il faut absolument que je lise The Scarlett Letter de Nathaniel Authorne, un grand classique de la littérature américaine et dont s'inspire le film. 

Rechercher dans ce blog